Mettant à profit son invitation à la 15e édition des Journées européennes du développement à Bruxelles, le chef du gouvernement congolais a multiplié ses entrevues de coopération bilatérales. Pour son dernier jour, il a axé ses entretiens vers les représentants parlementaires et politiques belges.

L’agenda de travail du Premier ministre démarrait, le 22 juin, au Parlement fédéral de Belgique, où il s’est entretenu successivement avec Sabine Laruelle, ancienne présidente du Sénat, en lieu et place de la présidente actuelle, Stephanie D’Hose, empêchée, et Eliane Tillieux, présidente de la Chambre.

Au Palais de la Nation, auprès de ces deux personnalités, le Premier ministre a évoqué, entre autres sujets, la réflexion à mener comme palliatif à l’arrêt de certaines activités quotidiennes des peuples autochtones dans l’écosystème du Bassin du Congo, poumon écologique qui mérite une attention particulière. Il a également évoqué les questions du genre avec un accent particulier sur l’intégration de la femme dans le giron politique congolais et sa place au sein du gouvernement et du parlement.

« Mon bonheur est grand d’être reçu dans la Chambre des représentants et cela vaut bien pour le député que je suis appelé à renégocier les suffrages populaires dans deux semaines dans mon pays », a écrit le Premier ministre sur l’un des deux livres d’or qui lui ont été présenté.

En intermède de milieu de journée, Anatole Collinet Makosso a eu à répondre aux questions des journalistes Patrick Ndungidi des « Dépêches de Brazzaville », Jean Boole et Mona Mpembele, présentatrice de l’émission « Afrika Europa » de la télévision en ligne Afrikavision Media du parlement européen. Le Premier ministre a répondu sans aucun détour aux questions d’actualité, tant au niveau national qu’international, allant des discussions des partenaires bilatéraux en ce qui concerne le Fonds monétaire international, la position de l’Afrique sur la guerre en Ukraine ou sur le conflit de la sous-région opposant les pays frères, la République démocratique du Congo (RDC) au Rwanda ou la guerre en Ukraine.

« Nous sommes un des rares pays à ne pas avoir de conflits frontaliers…Tous les contentieux se règlent par le dialogue, y compris même lorsque nous avons des crises au niveau interne », a expliqué le chef du gouvernement. A propos du conflit de la sous-région, la médiation est en place et le Congo, donnant la  priorité au dialogue, mène un travail de facilitation aux bons soins du chef de l’Etat? Denis Sassou N’Guesso.

Au sortir de cette émission, à quelques encablures du siège de la Commission européenne, a succédé la rencontre avec Josep Borrell Fontelles, haut représentant aux affaires étrangères et à la sécurité avec rang de vice-président de l’Union européenne. Outre la diplomatie, l’échange de points de vue a permis d’évoquer la situation dans l’Est de la RDC. La position du Congo demeure celle de l’instauration d’un dialogue.

En fin d’après-midi, au Palais d’Egmont, une réunion bilatérale avec David Clarinval, vice-Premier ministre des Petites et moyennes entreprisee, de l’Agriculture et du Commerce Extérieur, a permis à Anatole Collinet Makosso et sa délégation gouvernementale de passer en revue la coopération actuelle entre le Congo et la Belgique. Les ministres présents ont présenté les atouts dans le domaine des produits miniers et ont surtout mis un accent particulier sur des projets porteurs dans le domaine du bois.

Il était aussi temps de remettre au goût du jour les promesses occasionnées par la mission économique et commerciale belge qui avait séjourné au Congo, du 4 au 11 octobre 2019. Cette mission avait pour but non seulement de s’imprégner des opportunités d’investissement dans plusieurs domaines, mais aussi de conclure éventuellement des partenariats publics-privés ou privés-privés.

Ce qui a fait dire à David Clarinval que le Congo et la Belgique ont en ligne de mire des « perspectives positives ». Après de tels échanges, puisque les secteurs d’activité ont été déjà retenus, il faudrait les augmenter, les accroître et les fructifier.

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