Le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, a prêté serment le 16 avril, au cours d’une audience solennelle de la Cour constitutionnelle, tenue au complexe sportif de la Concorde à Kintélé, dans la commune de Brazzaville. Cette cérémonie a consacré son investiture officielle à la magistrature suprême pour un nouveau quinquennat.

Conformément aux dispositions de l’article 77 de la Constitution du 25 octobre 2015, le Chef de l’État a prêté serment devant la Nation et le peuple congolais, s’engageant à respecter et faire respecter la Constitution et les lois de la République, à garantir la paix, la justice, l’unité nationale ainsi que l’intégrité territoriale.

Prenant acte de cette prestation de serment, le Président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a adressé au Chef de l’État les félicitations de l’institution pour sa réélection, saluant son engagement constant en faveur de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale, érigées en fondements de l’action publique et du développement du pays.

Dans son allocution d’investiture, le Président de la République a décliné les grandes orientations de son projet de société, intitulé « L’accélération de la marche vers le développement ». Il a indiqué que ce projet sera traduit en programme d’action gouvernementale, avant son examen et son adoption par le Parlement.

Le Chef de l’État a accordé une attention particulière à la jeunesse, qu’il a identifiée comme un levier stratégique de transformation nationale. Il a exhorté les jeunes à renforcer leur engagement citoyen, à se former et à se préparer aux exigences de la compétitivité, soulignant la nécessité d’un contrat de génération fondé sur la complémentarité entre l’expérience des aînés et le dynamisme de la jeunesse.

S’agissant de la promotion des droits des femmes, le Président de la République a réaffirmé sa volonté de donner une traduction concrète aux recommandations issues du mémorandum présenté lors de la Journée internationale des droits des femmes. Ces orientations, articulées autour de la justice sociale, de l’égalité des chances, de la responsabilité partagée et de la redevabilité mutuelle, seront intégrées dans le Plan national de développement 2027-2031.

La cérémonie d’investiture a réuni de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des Chefs d’État africains, des délégations de pays partenaires, dont la France, ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales. À cette occasion, la Cour constitutionnelle a procédé à la lecture du procès-verbal constatant l’élection du Président de la République avec 88,40 % des suffrages exprimés à l’issue du scrutin présidentiel.

Le Chef de l’État a salué la maturité démocratique du peuple congolais et la régularité des processus électoraux organisés depuis 2002 dans un climat de paix. Il a exprimé sa gratitude pour la confiance renouvelée, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre les efforts de consolidation de l’État et de lutte contre les dérives sociales, dans le cadre d’une gouvernance fondée sur la rigueur et la responsabilité.

Rendant hommage à Guy-Brice Parfait Kolelas, disparu au lendemain du scrutin, le Président de la République a salué sa mémoire en cette circonstance solennelle.

Sur le plan international, le Chef de l’État a mis en exergue l’engagement du Congo en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique, ainsi que son implication dans les initiatives de préservation de l’environnement. Il a appelé à une mobilisation accrue en faveur d’un développement durable, invitant à promouvoir l’image d’une « Afrique verte ».

La cérémonie s’est achevée par un défilé militaire ponctué de vingt-et-un coups de canon. Elle a été suivie d’un déjeuner officiel offert par le Président de la République en l’honneur des délégations présentes.

La nomination du Premier ministre et la formation du nouveau Gouvernement interviendront dans les prochains jours, en vue de la mise en œuvre des priorités du quinquennat.